La pandémie du covid-19 met le secteur de l'événementiel devant un grand point d'interrogation quant à son avenir à court et moyen terme et sa capacité à surmonter son effondrement.
Malgré leur manque de moyens et en dépit des tracasseries administratives, squats, friches et lieux intermédiaires tentent d'apporter soutien et réconfort aux artistes et aux plus démunis.
Quand les salles pourront-elles accueillir du public et dans quelles conditions? L’avenir du spectacle vivant est suspendu à ces questions.
Les Etats ont beau jeu d’invoquer le caractère essentiel de la culture. Mais ils l’ont exclue systématiquement de leur liste de commerces qui échappent au confinement, déplore Michel Guerrin, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
Jamais la demande n'a été aussi forte qu'en ces temps d’isolement social. Des étudiantes, futurs professionnelles du secteur, appellent à un plan massif de sauvetage.
La crise sanitaire a provoqué un violent coup d’arrêt dans le monde des arts et des spectacles, qui ne compte plus les événements annulés ou repoussés. Cinémas, librairies, théâtres et musées ne savent pas s’ils vont pouvoir tenir ainsi au-delà de l’été.
EDITORIAL. Alors qu’il vit une catastrophe sans précédent, le monde de la culture a besoin non seulement d’une sérieuse bouée financière, mais aussi de projets de relance concrets.
« Double lame », « triple peine », « angle mort des soutiens de l’État »... Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux, le président de la Sacem souligne la situation critique des auteurs, des compositeurs et éditeurs de musique. Et prévient : l’Etat devra être à la hauteur des enjeux.
Afin de soutenir la culture, le gouvernement allemand a décidé de transformer les billets achetés pour des concerts, festivals, ou événements sportifs par des bons, valables jusqu’en fin 2021.
Les festivals prévus avant la mi-juillet ont été annulés en France. Sans aide de l’Etat, beaucoup ne s’en relèveront pas, selon le sociologue Emmanuel Négrier.