Les mauvaises nouvelles se multiplient à l’approche des choix budgétaires de fin d’année. Les collectivités territoriales soumises aux coupes venues de l’État décident pour certaines de taper fort sur la culture.
En réaction aux coupes budgétaires de 73 % par la région Pays de la Loire, un journaliste du Journal du Dimanche s'est attaqué aux inquiétudes qui sévissent dans le secteur culturel.
Dans un secteur du spectacle vivant en crise et saturé, les jeunes compagnies sont particulièrement vulnérables. Des structures existent pour aider les artistes émergents, comme le réseau Prémisses ou le festival Impatience, qui s’ouvre le 10 décembre.
Des collectivités locales menacent de suivre l’exemple des Pays de la Loire en coupant les subventions au secteur de la culture, menaçant tout un pan du spectacle vivant.
Alors que les prix de certains artistes s’envolent, Jérôme Tréhorel, le directeur du festival des Vieilles Charrues, dont l’édition 2025 se tiendra du 17 au 20 juillet à Carhaix (Finistère), lance un appel pour que les concerts redeviennent accessibles.
Le tableau de bord du ministère de la Culture sur les dépenses des collectivités montre une tendance de ces crédits à la hausse, alors que les budgets globaux des collectivités tendent à diminuer. Ces données confirment le rôle majeur du bloc local.
Culture, missions locales, planning familial et autres structures régionales… La présidente du conseil régional a décidé de faire du zèle dans les restrictions budgétaires, laissant les agents inquiets et démotivés. Mais pas dans certaines dépenses très politiques.
Interpellée par la commission culture du Sénat début novembre sur l’inquiétant boom des atteintes à la liberté de création, Rachida Dati a dévoilé ce mercredi 4 décembre son plan d’action.
Le producteur d’Alex Lutz et Nicolas Canteloup a déboursé 8 millions d’euros pour acquérir l’établissement parisien construit en 1907. Son objectif ? Remplacer les événements “trop connotés idéologiquement” par du théâtre, des artistes pop-rock et de l’humour.
Sujet on ne peut plus sensible, la place des élus dans la programmation culturelle s'annonce comme un sujet électrique dans les prochains mois. En cause, l'exacerbation des débats au sein de la société, et l'horizon budgétaire assombri pour la culture.