
Le dispositif, qui permet de faire évoluer les prix des places en fonction de la demande, est à l’origine de plusieurs polémiques aux États-Unis et en Angleterre.
En œuvre dans l'aérien, le ferroviaire ou le sport, la fluctuation des prix appelée « tarification dynamique » va-t-elle conquérir la scène musicale française ? Les professionnels du secteur se penchent sur la question après les polémiques suscitées par le dispositif aux États-Unis ou en Angleterre. Parmi les derniers exemples en date, la mise en vente des billets de la tournée d’Oasis au Royaume-Uni a viré à l’affaire d’État. Le service de billetterie Ticketmaster s’est retrouvé visé par une enquête de la part des autorités britanniques après le fiasco de la vente des billets.
La réflexion sur le sujet a fait l’objet d’une table ronde vendredi 31 janvier au Midem à Cannes, salon professionnel géré par Live Nation, l’un des deux géants de l’événementiel, maison-mère de Ticketmaster. La tarification dynamique est un outil pour « maximiser » les recettes de billetterie et le remplissage des salles de concerts, selon plusieurs professionnels, producteurs de spectacles, de tournées ou gérants de salles. « On n'aura pas le choix, ça viendra en France ! », lance Olivier Darbois, directeur général de Corida, filiale du groupe Because qui produit les tournées d'artistes français (Justice, Juliette Armanet...) et internationaux de passage en France (Eric Clapton, Rosalia...).
Face aux coûts des concerts en hausse et des shows toujours plus chers, l'industrie du live lorgne sur la tarification dynamique comme levier de recettes supplémentaires. « Il faut en parler sans tabou » et « l'encadrer de façon à ce que ça soit acceptable par les publics », revendique Olivier Darbois. La tarification dynamique nécessite en outre l'accord sine qua none de l'artiste, martèle-t-il, affirmant que ce ne sont « ni la salle, ni le producteur, ni les plateformes de vente qui imposeront ce système ».
« Ce qui me gêne le plus dans cette communication de la tarification dynamique, c'est qu'on a l'impression que la problématique est d'augmenter les prix de 50 % : ce n'est absolument pas le cas », nuance Xavier Pierrot, directeur délégué de la LDLC Arena, près de Lyon. « Notre première des priorités, c'est d'augmenter le remplissage, pas d'augmenter les prix », assène-t-il. En clair : tout mettre en œuvre pour que « la salle soit pleine » car des places non vendues ou...
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