
Nous avons interrogé des acteurs du secteur culturel de cette région de l'ouest de la France pour évaluer l'impact des baisses de subventions.
Le 19 décembre 2024, Christelle Morançais (Horizons), présidente du conseil régional des Pays de la Loire, a annoncé une réduction drastique de 100 millions d'euros dans le budget(Nouvelle fenêtre) de fonctionnement. Finalement, une baisse de 82 millions d'euros a été votée en décembre, dont 10% affectent le secteur culturel.
La région est durement touchée par ces réductions visant à réduire la dette publique. Cette décision fragilise un secteur culturel déjà affaibli. En ciblant notamment la culture, elle plonge les acteurs dans l'incertitude, avec des répercussions sérieuses pour de nombreuses institutions culturelles régionales(Nouvelle fenêtre). Comment se traduit sur le terrain la décision du conseil régional ? Quelles conséquences concrètes pourra-t-elle avoir sur le tissu local ?
Manque de communication
"C'est le marasme total. Les décisions ont été prises brutalement, sans concertation avec les autres collectivités publiques. Ni nous, ni la ville du Mans, ni le conseil départemental n'avons été consultés", affirme Virginie Boccard, directrice de la Scène nationale du Mans, les Quinconces et l'Espal. Elle dénonce un "mépris" de la présidente et souligne l'absence de communication avec les collectivités publiques. En raison de cette décision, des projets ont dû être annulés sans préavis, provoquant colère et incompréhension.
François Gabory, président du Réseau Chainon – une organisation basée à Laval, en Mayenne, qui promeut le repérage artistique et le développement culturel –, assure que le manque de concertation n'est pas une question politique. "Avec Bruno Retailleau, président du conseil régional, il y avait un dialogue malgré nos désaccords. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La majorité actuelle agit sans respect ni échanges."
Pourquoi de telles réductions ? Pour les justifier, la Région invoque la nécessité d'une rigueur financière en raison du contexte économique actuel : "Dans une période de contrainte budgétaire telle qu'on la connaît, on ne peut plus être au rendez-vous de ce que l'on faisait au préalable. Les choix que l'on fait aujourd'hui n'invalident pas la pertinence et l'historicité du partenariat qu'on avait à l'époque. Mais il n'y a plus d'argent", a déclaré Alexandre Thébault, conseiller délégué à la culture et au patrimoine de la région, lors d'une...
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