
Dans un long discours, le directeur artistique des cérémonies des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 a plaidé vendredi soir en faveur de cet "outil pour faire société" qu'est selon lui le spectacle vivant.
"Dans cette victoire, il y en a d'autres. C’est la victoire de l’unité sur la division, de la joie sur l’effroi, de l’accueil sur le repli. La victoire de notre aspiration à bien vivre ensemble, à se respecter, à se considérer", a déclaré vendredi soir aux 40e Victoires de la musique Thomas Jolly, le directeur artistique des cérémonies des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris 2024. C'est "La victoire d’un récit commun, les uns tout contre les autres et non pas les uns contre les autres."
En recevant la victoire dans la catégorie "concert" de l'année pour les quatre cérémonies olympiques (qui se sont étalées de juillet à septembre 2024), Thomas Jolly a livré un long discours aux accents politiques depuis la Seine musicale (Boulogne-Billancourt), retransmis en direct sur France 2.
"Ces cérémonies sont quatre démonstrations du pouvoir fédérateur et émancipateur du spectacle vivant (...), un outil pour faire société et célébrer notre humanité partagée", a-t-il souligné, avant de s'émouvoir des coupes budgétaires qui se multiplient dans le secteur cuturel.
"Si le spectacle vivant porte en lui cette puissance émancipatrice, il ne peut rien sans un pouvoir qui le considère et le soutient. Aussi, je m’étonne, dans cette période de tourments multiples, de voir ici ou là les moyens pour la culture affaiblis, ou tout bonnement retirés", a-t-il continué sous les ovations.
L'apport "inestimable" de la culture
Alors qu'il avait visiblement dépassé le temps de discours imparti et que la musique montait en volume, il a continué à lire sur son smartphone son discours, sourire aux lèvres.
"La culture coûte, mais elle rapporte aussi. Economiquement bien sûr, mais ce qu’elle rapporte immatériellement est inestimable. Elle est au service de l’intérêt général. C’est ce que je crois être la vocation de la politique", a-t-il...
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